La nouvelle Lettre aux amis et bienfaiteurs vient d’arriver dans les boites aux lettres!
Dans ce numéro 102, un petit cours sur la lecture de la Bible, un rapide catéchisme sur le Carême, la découverte de l’église de Grenoble, la liste de tous les camps de l’été et bien d’autres informations.
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Édito de l’abbé Paul-Joseph:

Morale sans religion

De façon assez paradoxale, notre société amorale est devenue moralisante. Ainsi, on peut promouvoir librement l’infidélité conjugale ou le suicide assisté, en revanche ne pas trier ses déchets ou consommer de la chair animale est considéré comme un comportement irresponsable. Et ce climat d’absurdité vire parfois à la schizophrénie, quand on lit, par exemple, sur des paquets de cigarettes que le tabac met en danger la vie de l’enfant à naître, alors que le recours à l’avortement ne cesse d’être facilité. Cette situation est le résultat de la séparation entre la religion et la morale : coupée de sa source, cette dernière est également privée d’ordre. S’appuyant encore sur quelques vertus chrétiennes recyclées (tolérance, compassion…), elle sacralise la liberté individuelle, ce qui provoque d’inévitables confrontations et contradictions. Quatre siècles avant Jésus-Christ, le philosophe grec Aristote avait déjà vu que le règlement de l’agir humain est une condition incontournable de son épanouissement. Assumant les principes de la loi naturelle, le Christ a révélé la Loi Nouvelle qui entend guider l’homme non plus seulement vers un bien temporel mais vers la Béatitude, et lui donne les secours spirituels pour y parvenir. Quand la loi morale ignore les principes déposés dans le cœur de l’homme par le Créateur et demeure sourde à la voix du Rédempteur, elle ne peut plus donner de direction et ses préceptes n’ont plus de justification. Loin d’être un code désorganisé et fluctuant de prescriptions et d’obligations, la morale est d’abord une lumière qui guide l’homme vers le Bien. Or la personne de Jésus-Christ est cette double lumière qui éclaire et attire, guide et finalise toute vie humaine : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14,6).

Abbé Benoît Paul-Joseph

Supérieur du district de France

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